Un ERP, un lieu de travail et, selon leur famille, les escaliers d'immeubles d'habitation doivent disposer d'un éclairage de sécurité. Chaque BAES doit tenir au moins une heure sur batterie. La réglementation impose un essai de fonctionnement chaque mois et un essai d'autonomie tous les six mois, consignés dans le registre de sécurité.
- Autonomie minimale : 1 heure, en ERP comme en lieu de travail.
- Contrôles : mensuel (bascule) et semestriel (autonomie d'1 heure).
- Un bloc dont la batterie ne tient plus l'heure doit être réparé ou remplacé.
Vos blocs de secours sont-ils réellement prêts à s'allumer si le courant tombe ou si un incendie se déclare ? Un BAES usé, éteint ou dont la batterie est hors service laisse les occupants chercher la sortie dans le noir, et c'est précisément le moment où personne ne peut se permettre d'hésiter. Pour un chef d'entreprise, un gestionnaire d'ERP ou un syndic, c'est aussi une responsabilité d'exploitant. Voici ce que disent les textes, comment contrôler votre parc et quand remplacer, avec les tarifs du service éclairage de sécurité et BAES à Lyon. Anticipez la panne avant l'urgence.
Qu'est-ce qu'un BAES et à quoi sert-il vraiment ?
Un BAES (bloc autonome d'éclairage de sécurité) est un luminaire qui contient sa propre batterie. Il reste en veille tant que le réseau est présent, puis s'allume automatiquement si l'éclairage normal disparaît. Le règlement de sécurité des ERP le dit clairement : l'éclairage de sécurité est à l'état de veille pendant l'exploitation, il se met en service en cas de défaillance de l'éclairage normal, et sa source de sécurité doit avoir une durée assignée de fonctionnement d'une heure au moins. Cette source est soit une batterie centrale alimentant des luminaires, soit des blocs autonomes.
L'éclairage de sécurité remplit deux fonctions distinctes :
- L'éclairage d'évacuation : il éclaire les cheminements, les sorties, le balisage, les obstacles et les changements de direction, pour que chacun puisse rejoindre l'extérieur. Ce sont les blocs à pictogramme vert que vous voyez au-dessus des portes.
- L'éclairage d'ambiance ou anti-panique : il diffuse une lumière homogène dans les grands locaux, pour éviter qu'une foule plongée dans le noir ne panique. En ERP, il est exigé dans tout local pouvant recevoir 100 personnes en étage ou au rez-de-chaussée, ou 50 personnes en sous-sol.
Source : Arrêté du 25 juin 1980, article EC 7 (Légifrance) et article EC 8 (Légifrance)
Qui est obligé d'installer un éclairage de sécurité ?
Trois textes se partagent le sujet, selon la nature du bâtiment. Un même immeuble lyonnais peut cumuler les régimes : boutique en rez-de-chaussée, bureaux à l'étage, logements au-dessus.
| Type de bâtiment | Texte applicable | Ce qui est exigé |
|---|---|---|
| ERP : commerce, restaurant, hôtel, pharmacie, cabinet, salle | Règlement de sécurité incendie, arrêté du 25 juin 1980, articles EC 7 à EC 15 | Éclairage d'évacuation, éclairage d'ambiance à partir de 100 personnes (50 en sous-sol), autonomie d'1 heure au moins, essais mensuels et semestriels |
| Lieu de travail : bureaux, atelier, entrepôt, local du personnel | Code du travail, article R4227-14, et arrêté du 14 décembre 2011 | Éclairage permettant l'évacuation en cas de coupure, autonomie d'1 heure au moins, foyers d'évacuation espacés de 15 m au plus dans les dégagements, essais mensuels et semestriels |
| Local de travail de petite taille | Arrêté du 14 décembre 2011 | Peut être dispensé d'éclairage d'évacuation s'il donne de plain-pied sur l'extérieur ou un dégagement éclairé, accueille moins de 20 personnes et se quitte en moins de 30 m |
| Immeuble d'habitation : escaliers et parties communes | Arrêté du 31 janvier 1986, article 27 | Selon la famille du bâtiment : éclairage par dérivation directe du tableau principal ou blocs autonomes, blocs obligatoires dans les escaliers de la 4e famille |
Côté Code du travail, l'obligation est simple : les établissements disposent d'un éclairage de sécurité permettant d'assurer l'évacuation des personnes en cas d'interruption accidentelle de l'éclairage normal. L'arrêté du 14 décembre 2011 précise aussi que l'employeur doit disposer en permanence de lampes de rechange des modèles utilisés, et que les blocs doivent être conformes à la norme NF EN 60598-2-22.
Côté habitation, la famille du bâtiment (de la 1re à la 4e, selon la hauteur et la configuration) détermine les exigences. Un haussmannien des Brotteaux et une tour des années 60-70 à Vénissieux ou Rillieux ne relèvent pas des mêmes règles. Le syndic a intérêt à faire identifier la famille de l'immeuble avant de décider quoi que ce soit.
Source : Article R4227-14 du Code du travail (OPPBTP), Legrand, éclairage de sécurité dans les ERT (arrêté du 14 décembre 2011), Arrêté du 31 janvier 1986, article 27 (Légifrance)
Quel que soit le régime (ERP ou lieu de travail), le chiffre clé est le même : une heure d'autonomie au moins. Un bloc qui s'allume au test mais s'éteint au bout de vingt minutes n'est pas conforme, même si son voyant est vert.
Quels contrôles faire sur vos BAES, et à quelle fréquence ?
L'article EC 14 du règlement ERP et l'arrêté du 14 décembre 2011 pour les lieux de travail prévoient le même rythme de vérification :
- Chaque mois : vérifier le passage en fonctionnement de secours lors d'une coupure de l'alimentation normale et l'allumage de toutes les lampes, en limitant la durée du test au simple contrôle visuel. Vérifier aussi que la télécommande de mise au repos fonctionne et que les blocs reviennent automatiquement en veille au retour du courant.
- Tous les six mois : vérifier l'autonomie d'au moins une heure.
- À chaque fois : consigner les opérations et leurs résultats dans le registre de sécurité.
Dans un établissement qui ferme, les essais doivent être programmés pour que l'éclairage ait retrouvé son autonomie à la réouverture. Legrand rappelle qu'après une décharge réglementaire d'une heure, un BAES a besoin d'au moins 12 heures de recharge.
Les blocs dits SATI (système automatique de test intégré, conforme à la norme NF C 71-820) réalisent eux-mêmes ces essais et signalent un défaut par leur voyant. Ils facilitent la vie des établissements sans fermeture, comme les hôtels, mais ils ne dispensent pas de lire les voyants et de tenir le registre.
Source : Arrêté du 25 juin 1980, article EC 14 (Légifrance) et Legrand, maintenir les installations d'éclairage de sécurité
Check-list : comment savoir si votre parc de blocs de secours est à jour ?
Avant la prochaine commission de sécurité ou le prochain passage de votre vérificateur, passez cette liste en revue :
- Chaque bloc a un voyant de charge allumé (ou vert sur un bloc SATI).
- Aucun bloc ne présente de voyant de défaut, de diffuseur jauni, cassé ou décroché.
- Les pictogrammes d'évacuation sont lisibles et orientés vers la bonne sortie.
- Toutes les sorties, changements de direction et obstacles sont balisés.
- La télécommande de mise au repos existe, est accessible et fonctionne.
- Le dernier essai mensuel date de moins d'un mois et figure au registre.
- Le dernier essai d'autonomie d'1 heure date de moins de six mois et figure au registre.
- Aucun bloc ne s'est éteint avant la fin de l'heure lors du dernier essai.
- Les blocs ajoutés lors de travaux (cloison, réaménagement) ont été intégrés au plan d'évacuation.
- Pour un lieu de travail, des lampes de rechange des modèles installés sont disponibles.
Une seule case non cochée suffit à justifier un audit. Dans les commerces et bureaux réaménagés plusieurs fois, il n'est pas rare de trouver des blocs ajoutés au fil des aménagements successifs, de marques et d'âges différents, sans registre à jour.
Quelle est la durée de vie d'un BAES et de sa batterie ?
Aucun texte réglementaire ne fixe une date de remplacement : la règle, c'est le résultat. Un bloc qui ne tient plus l'heure lors de l'essai semestriel n'est plus conforme. Dans la pratique, la batterie est la pièce qui s'use en premier, car elle reste en charge en permanence.
À titre d'indication fabricant, le profil environnemental d'un BAES d'évacuation Legrand modélise une utilisation sur 10 ans et précise que la batterie sera remplacée deux fois au cours de la durée de vie du produit. Legrand précise aussi que cette durée de modélisation n'est pas une exigence minimale de durabilité.
Les signes qui doivent vous alerter :
- un voyant de charge éteint alors que le circuit est alimenté ;
- un voyant de défaut batterie ou lampe sur un bloc SATI ;
- un bloc qui s'éteint avant la fin de l'essai d'autonomie ;
- un boîtier jauni, fissuré ou un ancien bloc à tube fluorescent ou incandescent, plus gourmand qu'un modèle LED ;
Quand la batterie de remplacement n'existe plus ou que le bloc cumule les défauts, le remplacement à neuf par un BAES LED basse consommation est souvent la solution la plus durable.
Source : Legrand, profil environnemental produit BAES Évacuation Kickspot encastré
N'ouvrez pas un bloc de secours pour changer vous-même sa batterie ou sa lampe : il est raccordé au réseau 230 V et sa batterie reste chargée même circuit coupé. Un remplacement mal fait peut laisser un couloir sans éclairage le jour où il en a besoin. En cas d'accident lors d'une évacuation, un éclairage de sécurité défaillant peut engager la responsabilité de l'exploitant, de l'employeur ou du syndicat des copropriétaires. Confiez les essais, la maintenance et le remplacement à un électricien.
Combien coûte le contrôle ou le remplacement d'un BAES à Lyon ?
Delta Elec applique une grille claire pour l'éclairage de sécurité, avec un prix annoncé avant toute intervention et aucun travail sans votre accord. Tarifs TTC :
| Prestation | Ce qui est compris | Tarif TTC |
|---|---|---|
| Forfait Diagnostic et Audit de parc | Vérification de l'état des blocs, test des batteries et des télécommandes | 124 € |
| Forfait remplacement à neuf (fourniture et pose) | Dépose du bloc hors service, fourniture et pose d'un BAES LED basse consommation de grande marque (type Legrand, Schneider ou Kaufel), tests de bascule | À partir de 250 € par bloc |
| Pack Copropriété / Entreprise | Remplacement simultané d'au moins 5 blocs | Tarifs dégressifs |
| Installations complexes ou création de réseau de secours | Étude technique sur place, puis devis | Devis gratuit (frais de déplacement applicables, déduits de la facture si le devis est validé) |
Le pack s'adresse aux syndics et aux entreprises qui gèrent plusieurs niveaux ou plusieurs locaux : regrouper les remplacements évite de multiplier les déplacements et homogénéise le parc, ce qui simplifie les essais suivants. Pour les besoins plus larges (tableaux, mise en conformité de locaux), consultez la page dédiée aux interventions pour les professionnels à Lyon.
Commencez par l'audit de parc plutôt que par le remplacement au cas par cas. Un inventaire bloc par bloc (emplacement, marque, âge, résultat de l'essai) permet de remplacer d'un coup les blocs en fin de vie, de bénéficier du tarif dégressif à partir de 5 blocs et de repartir avec un parc homogène. Programmez ensuite l'essai d'autonomie juste après la fermeture, jamais la veille d'une ouverture chargée.
Comment se déroule une intervention sur vos blocs de secours ?
- Prise de contact. Vous appelez ou écrivez en indiquant le type de bâtiment, le nombre approximatif de blocs et l'urgence. Votre électricien intervient 7j/7 de 7h à 21h, à Lyon et dans la métropole lyonnaise.
- Diagnostic. Contrôle de chaque bloc : voyants, bascule en secours, autonomie, télécommande, balisage des sorties.
- Compte rendu et prix. Vous recevez la liste des blocs conformes, à surveiller ou à remplacer, avec le prix avant toute intervention.
- Remplacement. Dépose des blocs hors service, pose de BAES LED de grande marque, raccordement et repérage.
- Tests de bascule. Coupure de l'alimentation normale, vérification de l'allumage de tous les blocs et du retour en veille, pour que vous puissiez mettre à jour votre registre.
En copropriété, qui paie les blocs de secours des parties communes ?
Les BAES et BAEH installés dans les escaliers, halls et sous-sols font partie des équipements des parties communes. Leur entretien et leur remplacement relèvent donc du syndicat des copropriétaires, via les charges, et c'est le syndic qui commande les travaux. Le partage des responsabilités électriques dans un immeuble est détaillé dans notre article électricité en copropriété : qui paie quoi. Dans les caves humides des immeubles en bord de Saône ou de Rhône, les blocs vieillissent plus vite : un bloc étanche adapté au local est alors préférable.
Un éclairage de sécurité ne se juge pas à son voyant mais à l'essai : bascule chaque mois, une heure d'autonomie tous les six mois, résultats au registre. Si vous ne savez pas quand vos blocs ont été testés pour la dernière fois, l'audit de parc est le point de départ le plus sûr, puis le remplacement groupé des blocs qui ne tiennent plus l'heure.
Pour un audit ou le remplacement de vos BAES à Lyon et dans la métropole, appelez le 06 35 33 26 06 ou passez par la page contact. Intervention en moins de 30 minutes selon les conditions de circulation, 7j/7 de 7h à 21h.




